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31 juillet 2010
21 au 24 mai 2009 : Glénan 2009 Version imprimable
26-07-2009

La sortie 2009 des HGC aux Glénan qui eut lieu le week-end de l'Ascension, a ravi l'ensemble de ses participants, tant le soleil, la bonne humeur, de belles plongées et quelques surprises finalement amusantes étaient au rendez-vous.

Une partie des grenouilles s'étaient retrouvées, le mercredi soir, à "la voile bleue", à Concarneau, autour d'une moules-frites et de crêpes arrosées d'un bon cidre. Après une nuit de sommeil, ces mêmes grenouilles retrouvaient les derniers arrivés à la "cale aux voleurs" pour un embarquement en direction de l'archipel des Glénan, à bord du Men-Du, un chalutier tout en bois ayant bien vécu et reconverti en bateau de plongée.
Au bout d'une bonne heure de navigation sur une mer calme, l'île de Saint-Nicolas livrait ses premiers charmes. Débarquement du matériel sous un ciel déjà inondé de soleil, puis briefing de bienvenue par Laurent, dit Lolo, autour d'une tasse de café appréciée en cette heure encore matinale.

Le patron du CIP, il faut le reconnaître, est un personnage haut en couleur et au vocabulaire fleuri, "poil au kiki". Très vite, nous nous vîmes appelés "amis alcooliques", ce qui n'est pas totalement faux. Puis, les doux noms de "sacs à vin", "niaiseux", "parisiens têtes de chiens" ont émaillé notre séjour, provoquant toujours l'hilarité et la sympathie voulues par leur auteur.

Avant la première plongée, "le gros Rollot", dixit Lolo, "celui qui assomme les mammouths avec son "scrogneugneu", dixit encore Lolo, nous apprenait que les HGC iraient dormir sur l'île de Drenec, sous les tentes de l'école de voile, les locaux forts pittoresques du CIP étant affectés à d'autres.

Il faut préciser que les deux navires du CIP, lors de la traversée, étaient plus que bondés de plongeurs de tous poils, rendant finalement prévisible la crise du logement sur l'île de Saint-Nicolas. Qu'avions-nous fait pour nous voir parquer sur ce que nous allions très vite appeler "le  goulag" ?
Gilou, l'homme qui "contrepètre" plus vite que son ombre, répondait à cette question par un dessin qui fit l'unanimité et dont la légende était : "si tu as froid aux doigts, tu dormiras à Saint-Nicolas ; si tu pues du bec, tu iras à Drenec".

De quoi nous plaignons-nous ? Cet exil forcé nous a offert la chance immense de faire du Zodiac® deux fois par jour, puis de la "barcasse" de pêcheur avec des relents marqués de poisson pas frais du tout. Rolland et Cécile en gardent, sans doute, de bons souvenirs, l'un ayant failli rejeter à la mer son dîner, l'autre ayant taquiné les fonds marins de près, au cours d'un débarquement sans lune.

"Les frileux des nougats" étaient également ravis, les embarquements et débarquements à Drenec étant respectivement précédés et suivis d'un passage obligé dans un pédiluve marin à 12-13°C.

Le dernier agrément remarquable du goulag, outre bien sûr les commodités sans chasse, mais avec lucarne sur mer (tout de même !), résidait dans la présence très sonore – surtout à cinq heures du matin – d'une colonie de goëlans en pleine nidification. Très vite, le besoin impérieux de se procurer des bouchons anti-bruit s'est cruellement fait ressentir chez les bannis. Heureusement, notre Gentil Organisateur de séjour assommeur de mammouths en avait prévus en quantité ; grâce lui en soit rendue !

Ces quelques inconvénients bien modestes au demeurant, ont très vite été oubliés, la vie sur Saint-Nicolas et les plongées en Atlantique (les premières pour certains) les ayant relégué au rang d'anecdotes. La vie sur Saint-Nicolas était des plus pénible : de retour de plongée, un petit apéro à la terrasse ensoleillée de la Boucane rebaptisée "le sac de nœuds". Un repas toujours réparateur que d'aucuns se complaisaient à faire durer en se resservant à plusieurs reprises. Puis la sieste, la tête dans l'herbe, le nez au soleil, hormis pour ceux qui ressemblaient déjà à des homards ébouillantés.

Après la deuxième plongée de la journée, rebelote et dix de der. Douche, apéro, repas et … apéro. On a connu pire.

Quant aux plongées, il y en a eu pour tous les goûts. Elles ont toutes été précédées d'un équipement sur le pont du Men-Du, heureusement à chaque fois par mer d'huile. Le plongeur sait s'adapter et le séjour a permis de vérifier l'adage.
Les débuts ont été difficiles. La bonne trentaine de plongeurs avec matériel sur le pont de ce chalutier s'est vite transformée en un galimatias de palmes, tubas,  bouteilles mélangés ici de quelques bras, là de têtes encagoulées et encore là de corps à moitié dénudés. Puis chacun mettant du sien, faisant preuve d'organisation, n'hésitant pas à commencer à s'équiper à terre, tout est rentré dans un ordre à peu près stable et acceptable.

Les plongées, en elles-mêmes, étaient diversifiées avec des épaves (Pietro orsoelo, galaxy, war captain), avec des exploration dans les laminaires (notamment aux abords de Penfret), dans l'ancien lit d'une rivière dont j'ai oublié le nom mais qui coule toujours à des dizaines de kilomètres de là, avec des profondes et des plongées dans l'espace médian toujours riche en faune : vieilles, tacauds, blennies, coquettes, raies torpille, congres, baudroies,  Saint-Pierre, Alcyons et j'en passe…

Paliers dans le ressac, sorties au parachute, remontées pour retrouver son binôme de deux, palmages forcés dans le jus pour regagner péniblement la ligne de vie à l'arrière du Men-Du, étaient aussi au rendez-vous.

Les encadrants encadrèrent, les N1 explorèrent, les N2 bossèrent leur orientation et la conduite de palanquée (et il y a encore beaucoup de travail pour certains), le N3 grenouilla avec les siens – en les perdant parfois – et avec les batraciennes d'autres clubs.

Bref, au cours de cette sortie les Glénan 2009, tout le monde  s'est enrichi de nouvelles expériences  en remplissant son carnet de plongées bretonnes.

Florian A